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DESCRIPTION:Vous trouverez les textes qui seront présentés ci dessous et au
  format Word imprimable en cliquant ici.\n \nGustave FLAUBERT 18216 1880  
    Textes\nTexte n° 1 Description du jeune Gustave par son ami Du Camp.\n«
   Avec se peau blanche\, légèrement rosée sur les joues\, ses longs cheveu
 x fins et flottants\, sa haute stature large d’épaules\, sa barbe abondant
 e et d’un blond doré\, ses yeux énormes couleur vert de mer\, abrités sous
  des sourcils noirs\, avec sa voix retentissante comme un son de trompette
 \, ses gestes excessifs et son rire éclatant\, il ressemblait aux jeunes c
 hefs gaulois qui luttèrent contre les armées romaines. Gustave était un gé
 ant. Il avait dans les veines\, par un de ses ascendants qui avait vécu au
  Canada\, quelques gouttes de sang Iroquois dont il se montrait fier.»\n  
                              :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :\n
 Texte N° 2 Lettre de Flaubert extrait\n« Il y a en moi\, littéralement par
 lant\, deux bonhommes distincts : un qui est épris de gueulades\, de lyris
 me\, de grands vols d’aigle\, de toutes les sonorités de la phrase et des 
 sommets de l’idée \; un autre qui creuse et qui fouille le vrai tant qu’il
  peut\, qui aime à accuser le petit fait aussi puissamment que le grand\, 
 qui voudrait vous faire sentir presque matériellement les choses qu’il rep
 roduit. (1852)\n                                 :- :- :- :- :- :- :- :- :
 - :- :- :- :- :\nTexte n° 3 Lettre à Louise Collet\nAujourd’hui\, disait-i
 l\, en écrivant Madame Bovary\, j’ai été\, homme\, femme\, amant maîtresse
 \, je me suis promené à cheval\, dans une forêt et j’étais les chevaux\, l
 es feuilles\, le vent. Il avait à la bouche le goût de l’arsenic en décriv
 ant l’empoissonnement d’Emma Bovary. Enfin il disait que : « toute œuvre v
 raie porte en elle-même son enseignement et si le lecteur ne tire pas d’un
  livre\, la morale qui doit s’y trouver\, c’est que le lecteur est un imbé
 cile ou que le livre est faux. »\n TEXTE N° 4       La lettre d’adieu…\nMa
 dame\,\nJ’ai appris que vous vous étiez donné la peine de venir\, hier\, d
 ans la soirée\, trois fois chez moi. Je n’y étais pas. Et dans la crainte 
 des avanies qu’une telle persistance de votre part pourrait vous attirer d
 e la mienne\, le savoir-vivre m’engage à vous prévenir : que je n’y serai 
 jamais.\nJ’ai l’honneur de vous saluer. G.F.\n                            
    :- :- :- :- :- :- :- :-\nTexte n° 5 Court résumé de Madame Bovary.\nEmm
 a Rouault\, fille de fermier\, a épousé Charles Bovary\, officier de santé
 . Très vite elle s’ennuie\, trouve insupportable la médiocrité de son mari
 . La vie qu’elle mène ne correspond pas aux images de bonheur\, entrevues 
 à travers ses romans. La jeune femme s’abandonne à une passion exaltée pou
 r un hobereau du voisinage : « Rodolphe ». Le séducteur\, effrayé par la v
 iolence de la passion qu’elle éprouve\, l’abandonne. Emma s’entiche alors 
 d’un jeune clerc Léon qu’elle retrouve chaque semaine à Rouen\, elle s’end
 ette auprès d’un marchand de nouveautés. Elle finira par s’empoisonner pou
 r échapper à une situation sans issue sur le plan sentimental et financier
 . Ruiné\, désespéré\, son mari meurt peu de temps après.\n                
                    :- :- :- :- :- :- :- :\nLe passage qui suit nous donne 
 un aperçu du caractère d’Emma. Et nous décrit un monde dans lequel elle es
 t brusquement projetée. Un monde qu’elle idéalise bien entendu.\n         
                             :- :- :- :- :- :- :- :- :- :\nExtrait n° 6 « L
 e bal » extrait de Madame Bovary\nAprès le souper\, où il y eut beaucoup d
 e vins d'Espagne et de vins du Rhin\, des potages à la bisque et au lait d
 'amandes\, des puddings à la Trafalgar et toutes sortes de viandes froides
  avec des gelées alentour qui tremblaient dans les plats\, les voitures\, 
 les unes après les autres\, commencèrent à s'en aller. En écartant du coin
  le rideau de mousseline\, on voyait glisser dans l'ombre la lumière de le
 urs lanternes. Les banquettes s'éclaircirent \; quelques joueurs restaient
  encore \; les musiciens rafraîchissaient\, sur leur langue\, le bout de l
 eurs doigts \; Charles dormait à demi\, le dos appuyé contre une porte.   
     À trois heures du matin\, le cotillon commença. Emma ne savait pas val
 ser. Tout le monde valsait\, mademoiselle d'Andervilliers elle-même et la 
 marquise \; il n'y avait plus que les hôtes du château\, une douzaine de p
 ersonnes à peu près. Cependant\, un des valseurs\, qu'on appelait familièr
 ement vicomte\, et dont le gilet très ouvert semblait moulé sur la poitrin
 e\, vint une seconde fois encore inviter madame Bovary\, l'assurant qu'il 
 la guiderait et qu'elle s'en tirerait bien.       Ils commencèrent lenteme
 nt\, puis allèrent plus vite. Ils tournaient : tout tournait autour d'eux\
 , les lampes\, les meubles\, les lambris\, et le parquet\, comme un disque
  sur un pivot. En passant auprès des portes\, la robe d'Emma\, par le bas\
 , s'ériflait au pantalon \; leurs jambes entraient l'une dans l'autre \; i
 l baissait ses regards vers elle\, elle levait les siens vers lui \; une t
 orpeur la prenait\, elle s'arrêta. Ils repartirent \; et\, d'un mouvement 
 plus rapide\, le vicomte\, l'entraînant\, disparut avec elle jusqu'au bout
  de la galerie\, où\, haletante\, elle faillit tomber\, et\, un instant\, 
 s'appuya la tête sur sa poitrine. Et puis\, tournant toujours\, mais plus 
 doucement\, il la reconduisit à sa place \; elle se renversa contre la mur
 aille et mit la main devant ses yeux.  Quand elle les rouvrit\, au milieu 
 du salon\, une dame assise sur un tabouret avait devant elle trois valseur
 s agenouillés. Elle choisit le Vicomte\, et le violon recommença.\n       
                         :- :- :- :- :- :- :- :- :\nTexte n° 7 Lettre à Lou
 ise Collet du 2/12/1846 extrait\n« Je suis né ennuyé \; c’est la lèpre qui
  me ronge. Je m’ennuie de la vie\, de moi\, des autres\, de tout. A force 
 de volonté\, j’ai fini par prendre l’habitude du travail : mais quand je l
 ’ai interrompu\, tout mon embêtement revient à fleur d’eau\, comme une cha
 rogne boursouflée étalant son ventre vert et empestant l’air qu’on respire
  »\n                             :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :\nTexte
  n° 8 correspondance\n« J’ignore quels étaient les rêves des collégiens\, 
 mais les nôtres étaient superbes d’extravagance – expansions dernière du r
 omantisme arrivant jusqu’à nous\, et qui\, comprimés par me milieu provinc
 ial\, faisaient dans nos cervelles d’étranges bouillonnements. »\n        
                        :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :\nTexte n° 9 Lettre 
 à sa sœur après sa rencontre avec Victor Hugo.   extrait\n« J’ai pris plai
 sir à le contempler de près. Je l’ai regardé avec étonnement comme une cas
 sette dans laquelle il y aurait des millions et des diamants royaux. » Cet
 te admiration fut durable\, lorsque Hugo était exilé à Guernesey\, après l
 e coup d’état de Napoléon III\, c’est Flaubert qui se charge de l’achemine
 ment clandestin de son courrier. Et en 1862\, il va jusqu’à retarder la pu
 blication de Salambô pour ne pas se trouver en concurrence avec « Les Misé
 rables » «  Il y a des gens devant lesquels on doit s’incliner et leur dir
 e : »Après vous\, monsieur » Victor Hugo est de ceux-là.»\n Texte n° 10   
     Salambô   Résumé\nFille d’Hamilcar et servante de la déesse Tanit\, Sa
 lambô donne son nom au roman\, et il s’agit bien pour Flaubert de raconter
  l’amour brut qui l’attache à Mâtho\, le chef des mercenaires employés par
  Carthage dans sa guerre contre les Romains. Le destin des deux héros est 
 pris dans le tumulte de batailles et de cruautés auquel donne lieu\, près 
 de trois cents ans avant Jésus-Christ\, la révolte des mercenaires au reto
 ur du combat. Six ans après la parution de Madame Bovary\, le deuxième rom
 an de Flaubert\, très attendu\, suscita pourtant des réactions contradicto
 ires : beaucoup le jugèrent incompréhensible\, lesté d’une érudition histo
 rique excessive\, et finalement ennuyeux \; d’autres au contraire s’enthou
 siasmèrent pour son originalité profonde et sa puissance d’évocation. Ce q
 ue Salambô pouvait alors offrir d’étrange ne s’est pas effacé\, mais l’évi
 dence\, s’est imposée d’une beauté jusqu’alors inédite en littérature – la
  beauté d’une fable où la violence de l’Histoire se trouve somptueusement 
 mise en scène.\n                                   :- :- :- :- :- :- :\nTe
 xte n° 11 Extrait d’un article de George Sand paru dans la presse.\n« J’ai
 me Salambô. La forme de Flaubert est aussi belle\, aussi frappante\, aussi
  concise\, aussi grandiose dans sa prose française que n’importe quels bea
 ux vers connus en quelque langue que ce soit… »\n                         
           :- :- :- :- :- :- :- :\nTexte n° 12 «  Un cœur simple. » Résumé 
 \nServante modèle\, Félicité est entrée au service de Mme Aubain à l'âge d
 e 18 ans suite à une déception amoureuse - l'homme qu'elle aimait s'est ma
 rié avec une vieille femme pour échapper à la conscription -.   Félicité s
 'occupe des enfants de Mme Aubain\, Paul et Virginie\, âgés de sept et qua
 tre ans. Cependant\, Paul va quitter la maison pour suivre des études au c
 ollège de Caen. La servante va souffrir de ce départ puis se trouve consol
 ée par une nouvelle distraction : le catéchisme quotidien de Virginie. A s
 on tour\, la fille de Mme Aubain part poursuivre son éducation chez les Ur
 sulines à Honfleur.   Félicité va alors reporter son amour sur son neveu V
 ictor qui s'engage pour un voyage au long cours dont il ne reviendra pas. 
 Quelque temps après\, Virginie meurt d'une fluxion de poitrine. Félicité\,
  voue alors une immense tendresse à Loulou\, un perroquet dont sa maîtress
 e lui a fait cadeau. Suite à une angine\, la servante devient sourde\; ain
 si isolée du monde\, elle ne perçoit plus que la voix de son perroquet qua
 nd un matin d'hiver elle le découvre mort. Sa douleur est tellement grande
  que suivant le conseil de Mme Aubain\, Félicité le fait empailler. Après 
 la mort de Mme Aubain\, la pauvre servante reste dans la maison invendue q
 ui se dégrade peu à peu. Ayant contracté une pneumonie\, Félicité ne vit p
 lus que dans l'unique souci des reposoirs de la fête-Dieu. Elle décide mêm
 e d'offrir Loulou empaillé pour orner le reposoir situé dans la cour de la
  maison de Mme Aubain. Pendant que la procession parcourt la ville\, Félic
 ité agonise et dans une ultime vision\, le Saint-Esprit lui apparaît sous 
 l'aspect d'un gigantesque perroquet.\n                                 :- 
 :- :- :- :- :- :- :\nBonne lecture !  https://association-lapostrophe.fr/c
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LOCATION:C.M.A.  de la Valbarelle (93 Boulevard de la Valbarelle\, 13011\, 
 11e Arrondissement\, Marseille\, Bouches-du-Rhône\, Provence-Alpes-Côte d'
 Azur)
SUMMARY:Conférence : 'Gustave Flaubert'
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