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DESCRIPTION: \n \nCi-dessous les poèmes qui seront lus. Vous les trouverez 
 également au format PDF imprimable\, en fichier joint\, accessible en tout
  en bas de la page de cet évènement. \n\n\nFRANCIS JAMMES     1868-1938\nT
 EXTE N° 1  Je mettrai des jacinthes blanches à ma fenêtre\, dans l’eau cla
 ire qui paraîtra bleue dans le verre. Je mettrai sur ta gorge blancheet lu
 isante comme un cailloudu ruisseau\, des boules de houx. Je mettrai sur la
  pauvre têtedu malheureux chien tout rogneuxqui a des taches dans les yeux
  la plus douce de mes caresses\, pour qu’il s’en aille grelottant un tout 
 petit peu plus content. Je mettrai ma main dans la tienne\,et tu me condui
 ras dans l’ombreoù tournent les feuilles d’automne\, jusqu’au sable de la 
 fontaine que la pluie si douce a troué\, où se détrempe le vieux pré. . . 
 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . la pluie finema pensée douce c
 omme la bruine. Je mettrai sur l’agneau qui bêleune branche de lierre amer
 qui est noir parce qu’il est vert.                  :- :- :- :N°2Deuxième 
 extrait : Les grues sont passées dans le ciel gris et leurs longueslignes 
 filaient en grinçant\, cris de neige et d’ombre : c’est la saison où l’on 
 va pour orner les tombes. Les misérables\, les aveugles mendierontavec leu
 rs mains rouges et luisantes. Ils irontmourir dans les soirs noirs en rian
 t de frissons. Les bêtes souffriront. J’ai vu un vieux mendiantavec des ta
 ches sur les yeux et maltraitantson pauvre chien la queue sous le ventre\,
  tremblant. Il le traînait\, l’étranglant avec une corde\,disant : je l’ai
  jeté à l’eau trois fois. La cordea cassé. Il revient\, le cochon ! et la 
 corde tirait. Et le vieux chien\, compagnon de misèrede ce vieux\, semblai
 t lui dire : laisse-moi sur terrem’accrocher encore à tes habits pleins de
  poussière. Et lui\, étant homme\, plus mauvais que le chien\,disait : coc
 hon ! cochon ! va ! je te noierai bien\,et ils allaient tous deux sous le 
 grand ciel d’étain.  TEXTE N° 3 \nDe l’Angélus de l’aube à l’Angélus du so
 ir (1898)\nqui est son premier grand recueil et aussi selon la critique so
 n œuvre la plus dense. \nLaisse les nuages…\nLaisse les nuages blancs pass
 er au soleil. Il n’y a ici que toi\, la terre et le ciel. Ne pense à presq
 ue rien. Douces comme du miel\,\nauprès des cressons bleus les brebis vien
 dront boire. La fille chantera dans la métairie noire\, et sur la terre ti
 ède il tombera des poires.\nLa vieille tremblera sur le rouet tremblant\, 
 le bélier bêlera dans le troupeau bêlant — et la fille aimera l’amour de s
 on amant.\nLes ânes passeront en frissonnant de mouches. La mère chantera 
 sur l’enfant qu’elle couche\, et je t’embrasserai\, la bouche sur la bouch
 e.\nPuis le ciel sera bleu\, puis le ciel sera gris. Les oiseaux chanteron
 t et pousseront des cris et auprès du vieux puits il poussera des buis.\nÉ
 coute\, mon amie : il y a sous la grange un nid d’hirondelles petites et c
 riardes et qui ont la douceur de la vie calme et sage.\nLes grands chars s
 ont passés. Sur leurs cornes luisantes les bœufs avaient les longues fougè
 res ombrageantes des bois glacés d’Été qui ont des sources lentes.\nOn a c
 oupé les blés qui dormaient au soleil \; puis la pluie est venue\, elle es
 t venue du ciel : elle a noyé le blé et a mangé le miel.\nOn a coupé mon c
 œur qui dormait au soleil… Une fille est venue\, elle est venue du Ciel : 
 elle a noyé mon cœur et a mangé le miel :\nmais la douleur est douce et to
 n amour est doux. Tu m’as donné ton cœur\, ta tête et tes genoux : nous ne
  faisons plus qu’un et ton cœur est à nous.\n                             
       :- :- :- :- :\nTEXTE N° 4     Lorsque je serai mort\nLorsque je sera
 i mort\, toi qui as des yeux bleuscouleur de ces petits coléoptères bleu d
 e feudes eaux\, petite jeune fille que j’ai bien aiméeet qui as l’air d’un
  iris dans Les fleurs animées\,tu viendras me prendre doucement par la mai
 n.Tu me mèneras sur ce petit chemin.Tu ne seras pas nue\, mais\, ô ma rose
 \,ton col chaste fleurira dans ton corsage mauve.Nous ne nous baiserons mê
 me pas au front.Mais\, la main dans la main\, le long des fraîches ronceso
 ù la grise araignée file des arcs-en-ciel\,nous ferons un silence aussi do
 ux que du miel \;et\, par moment\, quand tu me sentiras plus triste\,tu pr
 esseras plus fort sur ma main ta main fineet\, tous les deux\, émus comme 
 des lilas sous l’orage\,nous ne comprendrons pas... nous ne comprendrons p
 as. TEXTE N° 5     La maison serait pleine de roses La maison serait plein
 e de roses et de guêpes.On y entendrait\, l’après-midi\, sonner les vêpres
  \;et les raisins couleurs de pierre transparentesembleraient dormir au so
 leil sous l’ombre lente.Comme je t’y aimerais ! Je te donne tout mon cœurq
 ui a vingt-quatre ans\, et mon esprit moqueur\,mon orgueil et ma poésie de
  roses blanches \;et pourtant je ne te connais pas\, tu n’existes pas.Je s
 ais seulement que\, si tu étais vivante\,et si tu étais comme moi au fond 
 de la prairie\,nous nous baiserions en riant sous les abeilles blondes\,pr
 ès du ruisseau frais\, sous les feuilles profondes.On n’entendrait que la 
 chaleur du soleil.Tu aurais l’ombre des noisetiers sur ton oreille\,puis n
 ous mêlerions nos bouches\, cessant de rire\,pour dire notre amour que l’o
 n ne peut pas dire \;et je trouverais\, sur le rouge de tes lèvres\,le goû
 t des raisins blonds\, des roses rouges et des guêpes.                  TE
 XTE N° 6 \n Prière pour aller au paradis avec les ânes. \nLorsqu'il faudra
  aller vers vous\, ô mon Dieu\, faites  que ce soit par un jour où la camp
 agne en fête  poudroiera. Je désire\, ainsi que je fis ici-bas\,  choisir 
 un chemin pour aller\, comme il me plaira\,  au Paradis\, où sont en plein
  jour les étoiles.  Je prendrai mon bâton et sur la grande route  j'irai\,
  et je dirai aux ânes\, mes amis :  Je suis Francis Jammes et je vais au P
 aradis\,  car il n'y a pas d'enfer au pays du Bon Dieu.  Je leur dirai : '
  Venez\, doux amis du ciel bleu\,  pauvres bêtes chéries qui\, d'un brusqu
 e mouvement d'oreille\,  chassez les mouches plates\, les coups et les abe
 illes.'  Que je Vous apparaisse au milieu de ces bêtes  que j'aime tant pa
 rce qu'elles baissent la tête  doucement\, et s'arrêtent en joignant leurs
  petits pieds  d'une façon bien douce et qui vous fait pitié.  J'arriverai
  suivi de leurs milliers d'oreilles\,  suivi de ceux qui portent au flanc 
 des corbeilles\, de ceux traînant des voitures de saltimbanques  ou des vo
 itures de plumeaux et de fer-blanc\, de ceux qui ont au dos des bidons bos
 sués\, des ânesses pleines comme des outres\, aux pas cassés\, de ceux à q
 ui l'on met de petits pantalons à cause des plaies bleues et suintantes qu
 e font les mouches entêtées qui s'y groupent en ronds. Mon Dieu\, faites q
 u'avec ces ânes je Vous vienne. Faites que\, dans la paix\, des anges nous
  conduisent vers des ruisseaux touffus où tremblent des cerises lisses com
 me la chair qui rit des jeunes filles\, et faites que\, penché dans ce séj
 our des âmes\, sur vos divines eaux\, je sois pareil aux ânes qui mireront
  leur humble et douce pauvreté à la limpidité de l'amour éternel.\nCinq de
  ces prières sont parues en 1898 dans La Revue Blanche et dans l’Ermitage.
 .\n                                                \n                     
                         :- :- :- :- :- :\nTETXTE N° 7 « LE DEUIL DES PRIME
 VERES »\nest composé d’élégies suite à de nouvelles tortures morales dont 
 il parle à son ami Gide.Voici un extrait de l’Elégie seconde :\nTu auras p
 eur\, n’est-ce pas\, que\, tout à coup\, je ne souffre ?...\nNe m’interrog
 e pas. Je ne veux pas te dire.\nNe sache pas pourquoi j’ai parlé de bien d
 ’autres.\nJe n’aime plus que toi puisque j’entends les grives\nQui arriven
 t du Nord mordre à l’Automne rouge\nDont les vents sont amers ainsi que de
 s olives.\nNe sois pas curieuse\, et si tu sais m’aimer\,\nlaisse ton doux
  silence emplir mon cœur amer.\nSi nous nous promenons\, écoute donc\, son
 geuse\,\ncomme si tu l’entendais pour la première fois\,\nle bruit continu
 el\, sec et brossé des feuilles\nqui tombent en tournant sur les débris de
 s bois.\nNe pense plus à moi\, ne pense plus à moi.\nIl y avait un nom dou
 x « qui rappelait l’Automne ».\nO mon amie\, je t’aime. Mais ne demande pa
 s…\nVois ce colchique clair et ce champignon rose.\nTes pieds légers seron
 t sur les mousses d’aurore\nOù luisent les grains purs de la rosé\n       
           …………………………..\n\nMais dis-moi seulement si elle existe encore\nLa
  femme dont le nom te rappelle l’Automne ?\nNe me fais pas parler\, ô ma p
 etite abeille.\nMais ne l’aimes-tu plus ? – Souviens-toi de la Vierge\nQui
  était dans une niche\, à l’angle du quartier ?\n\nSa ceinture était bleue
  et ses deux mains brisées.\n                           :- :- :- :- :- :\n
 TEXTE N° 8   Elégie troisième     extrait :\nEt toi que j’ai quittée\, tu 
 ne m’auras pas vu\,\nTu ne m’auras pas vu ici\, songeant à toi\nEt traînan
 t mon ennui aussi grand que les bois…\nEt d’ailleurs\, toi non plus\, tu n
 e comprendrais pas\,\nCar je suis loin de toi et tu es loin de moi.\nJe ne
  regrette pas ta bouche blanche et rose.\nMais alors\, pourquoi est-ce que
  je souffre encore ?\nSi tu le sais\, amie\, arrive et dis-le moi.\nDis-mo
 i pourquoi\, lorsque je suis souffrant\,\nil semble que les arbres comme m
 oi soient malades ?\nEst-ce qu’ils mourront aussi en même temps que moi ?
 \nEst-ce que le ciel mourra ? Est-ce que tu mourras ?\n                   
               :- :- :- :\nTEXTE N° 9   Elégie dixième     extrait :\nQuand
  mon coeur sera mort d’aimer\, je n’aurai plus\nde cœur\, et alors je t’ou
 blierai peut-être ?\nMais non… Je suis un fou… Je ne t’oublierai pas.\nNou
 s n’aurons qu’un seul cœur\, le tien ô mon amie\,\nEt\, lorsque je boirai 
 aux sources des prairies\nEt que je verserai de l’azur dans tes lèvres\,\n
 nous serons tellement confondus l’un dans l’autre\nque je ne saurai plus l
 equel des deux est toi.\nQuand mon cœur sera…\n                          M
 ais n’y pensons plus\, ma chère\namie… Tes seins ont tremblé de froid à to
 n réveil\nComme des nids d’oiseaux dans la rosée des roses.\nMon cœur écla
 tera\, vois-tu\, de tant t’aimer\nIl s’élance vers toi comme dans un jardi
 n\nS’élance vers l’air pur un lys abandonné.\nJe ne puis plus penser. Je n
 e suis que des choses…\nJe ne suis que tes yeux. Je ne suis que des roses.
 \nQue regrettes-tu donc lorsque je t’ai quittée\,\nSi je n’étais pas moi e
 t Si j’étais des roses ?\nTEXTE N° 10   TRISTESSES dont voici un extrait :
 \nVous m’avez regardé avec toute votre âme\nVous m’avez regardé longtemps 
 comme un ciel bleu\nJ’ai mis votre regard à l’ombre de mes yeux…\nQue ce r
 egard était passionné et calme…\nLes lilas qui avaient fleuri l’année dern
 ière\nVont fleurir de nouveau dans les tristes parterres.\nDéjà le pêcher 
 grêle a jonché le ciel bleur\nDe ses roses\, comme un enfant la Fête-Dieu.
 \nMon cœur devrait mourir au milieu de ces choses\,\nCar c’était au milieu
  des vergers blancs t roses\nQue j’avais espéré je ne sais quoi de vous.\n
 Mon âme rêve sourdement sur vos genoux\nNe la repoussez point. Ne la relev
 ez pas\nDe peur qu’en s’éloignant de vous elle ne voie\nCombien vous êtes 
 faible et troublée dans mes bras.\nJe songe à ce jour-là où vous me confie
 rez\nVotre pudeur pareille au muguet-des-forêts.\n……………………..\nVenez sous l
 a tonnelle assombrie de lilas\nAfin que je suspende\, ainsi qu’une médaill
 e\,\nA votre cou pareil à la rousseur du blé\nEt au lisse raisin qui dort 
 sur la muraille\,\nAvec un fil de vierge une rose bengale…\n              
                :- :- :- :- :\nTEXTE N° 11 Extrait du recueil : CLAIRIERES 
 DANS LE CIEL \nJE PENSE A VOUS (1906)\nJe pense à vous. Mes yeux vont du b
 uisson de roses\naux touffes du chaud seringa.\nJe voudrais vous revoir qu
 and les raisins muscats\ndorment auprès des reines-claudes.\nDepuis que je
  suis né\, je sens au fond du cœur\nje ne sais quoi d’inexplicable.\nJe vo
 us dis que la rose est tombée sur le sable\,\nque la carafe est sur la tab
 le\,\nque la fille a mis ses sandales\net que le scarabée est plus lourd q
 ue la fleur.\n\nMais tous ces foins\, les aura-ton bientôt fanés ?\n- O ma
 is\, mon amie\, tout se fane :\n\nle foin tremblant\, le pied de l’âne \;
 \nles chants du merle et les baisers.\n\nMais nos baisers\, ami\, ne se fa
 neront point ?\nNon certainement. Que le foin\n\nse fane\, disais-je\, c’e
 st bien.\nMais nos baiser\, amie\, ne se faneront point.\n                
      :- :- :- :- :\nTEXTE N° 12   Extrait du même recueil :\nC’EST UN COQ
 \nC’est un coq dont le cri taille à coups de ciseaux\nl’azur net qui s’aig
 uise au tranchant du coteau.\nMais je veux autre chose encore ?\nC’est la 
 salle à manger sur un parc\, à midi.\nUne femme en blanc\, lourde et blond
 e\, pèle un fruit.\nJe veux voir autre chose encore ?\nC’est une eau tendr
 ement aimée par le village\nqui s’y mire et dénoue sur elle ses feuillages
 \,\n- Je veux voir autre chose encore ?\nMais quoi donc ? – Oh ! Tais-toi\
 , car je souffre ! Je veux\nje veux voir\, je veux voir au-delà de mes yeu
 x\nje ne sais quelle chose encore…\n                         :- :- :- :- :
 \nTEXTE N° 13     Toujours extrait du même recueil :\nÔ toi\, Rose moussue
  et blonde\, à tes oreilles\, Que mes vers chantent comme un murmure d’abe
 illes.\nQue mon regard\, vers toi glisse comme la Nuit Qui glisse et qui t
 ’endort sous l’or dont elle luit !\nQue je te charme en invocations très d
 ouces\, — Comme les chants de la rosée au fond des mousses !\nQuand tu vou
 dras mon cœur pour t’amuser\, je veux Qu’il soit comme une fleur de sang d
 ans tes cheveux !\nLorsque je pleurerai\, je veux\, ô petite oie\, Que tu 
 prennes mes cris pour des accès de joie\,\nEt\, lorsqu’on me mettra dans l
 ’ombre du cercueil\, Que ta dernière larme embellisse ton œil\,\nPour que 
 ceux qui vivront\, en te voyant plus belle\, Admirent dans ma mort ta jeun
 esse immortelle.\nN° 14   Elégie dixième \nQuand mon cœur sera mort d’aime
 r\, enviez-le.\nIl passa comme un saut de truite au torrent bleu.\nIl pass
 a comme le filament d’une étoile.\nIl passa comme le parfum du chèvrefeuil
 le.\nQuand mon cœur sera mort\, n’allez pas le chercher…\nJe vous en prie 
 : laissez-le bien dormir tranquille sous l’yeuse où\, au matin\, le rouge-
 gorge crie des cantiques sans fin à la Vierge Marie.\nQuand mon cœur sera 
 mort…\nMais non… Viens le chercher.\nViens le chercher avec ta grâce parfu
 mée.\nJe ne veux pas qu’il se refuse à ton baiser.\nPrends-le\, emporte-le
  avec cet air farouche que tu avais\nparfois lorsque tu me serrais sur ta 
 gorge…\nNe pleure pas\, ô mon amie.\nNe pleure pas\, amie. La vie est bell
 e et grave\,\nj’ai souffert et t’ai fait souffrir plus d’une fois…\nMais l
 es agneaux paissaient l’aurore des collines\,\nmais le lune baisait les br
 ouillards endormis\,\nmais les chevreuils dormaient sur les clairières pâl
 es\,\nmais les enfants joyeux mordaient les seins des mères\,\nmais des bo
 uches de miel faisaient trembler les corps\,\nmais tu te renversais ravie 
 entre mes bras..\nNe pleure pas\, amie. Le vie est belle est grave.\nTEXTE
  N° 15   extrait du recueil\nCLAIRIERES DANS LE CIEL\n \nO mon coeur ! ce 
 sera dans l’août bleu et torride.\nLasse\, vous poserez sur le coffret de 
 buis\nvos ciseaux où s’accrochera de la lumière.\nVous laisserez aller vot
 re taille en arrière\,\nvous fermerez vos cils sur vos yeux de lavande\ndo
 nt l’Eté semblera parfumer votre chambre.\nIl sera je ne sais quelle heure
  après-midi :\nl’heure où la guêpe en feu va boire dans les puits.\nJ’arri
 verai\, par le grand soleil ébloui.\nJe vous verrai ainsi\, ô ruche pleine
  d’aube\,\nmoulée par le sommeil dans votre chaste robe.\nEt je m’approche
 rai tout doucement de vous\,\net\, sans vous déranger\, mettrai sur vos ge
 noux\ndes fraises et du pain et du sucre d’abeille.\nBientôt\, vous éveill
 ant de ce demi-sommeil\,\nvos lèvres écloront sur ces fruits et ce miel\nc
 omme une rose tendre et toute caressée\,\nou comme un abricot plein d’ence
 ns qui s’entrouvre.\nO ménagère amie\, framboise des forêts\,\nchaperon ro
 uge errant qui se nourrit de baies\,\nO vous qui par moments à mes yeux év
 oquez\nLa gravure où Perrette a renversé son lait :\nVous ne me direz pas 
 combien vous accablait\nCette sieste où l’Eté fait peser son délire.\nVous
  vous relèverez. Vous me regarderez.\nEt\, pleine d’un sanglot\, alors vou
 s sentirez\nSourire dans mon cœur votre propre sourire.\n                 
               :- :- :- :- :\nBonne lecture.\n \n      https://association-
 lapostrophe.fr/component/rseventspro/evenement/113-conference-francis-jamm
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LOCATION:Maison de Quartier Le FLORIDA (1 Boulevard Auguste Comte\, 13010\,
  10e Arrondissement\, Marseille\, Bouches-du-Rhône\, Provence-Alpes-Côte d
 'Azur)
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